Fr. Luc-Thomas Somme o. p. :
" Béni soit celui qui vient"
Dimanche 8 avril 2001: Dimanche des Rameaux

Une foule de disciples, remplie de joie, se met à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. A Pilate qui déclare que ce Jésus de Nazareth n'a rien fait qui mérite la mort, une foule, aussi, s'écrie : " Mort à cet homme ". Une foule s'exclame : " Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur ". Une autre foule hurle : " Crucifie-le " et Pilate demande au futur Crucifié : " Es-tu le roi des Juifs ? " Les foules sont versatiles. Les gens sont inconstants. Les foules, les gens, Et moi ? J'aime mon Seigneur et je veux demeurer en sa présence jusques en sa passion d'amour, mais aurai-je le courage pour ne pas fuir à l'approche de la Croix ? J'acclame Jésus de bon coeur car il est mon Sauveur, mais je le cloue en croix par mes péchés. Liturgie contrastée que celle de ce dimanche des Rameaux et de la Passion, des Hosanna annonciateurs de la Résurrection et de la vocifération haineuse contre l'Innocent, prélude à la Crucifixion. Son heure est désormais venue, l'heure du trop grand amour, l'heure du Fils obéissant qui pardonne à ses bourreaux avant de remettre entre les mains du Père son esprit. Nous allons l'accompagner, depuis son repas pascal jusqu'à sa sépulture, les yeux du coeur fixés sur Lui, croisant sur le chemin tant de nos semblables : Pilate et Simon de Cyrène, Pierre et les deux larrons, le bon et le mauvais. Leurs silhouettes sont indistinctes. L'amour est donné à tous ; ne le reçoit que le coeur qui s'ouvre à la confiance : " Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ". La passion est douloureuse mais la promesse est consolante : " Amen, je te le déclare, aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ".